ARABIAN TROPHY 2008 : 13ème, c'est un signe ?
Organisation encore une fois au top. Christian, François, Roland, Ludovic, Julien et tous les autres sont bien rôdés ; ils maitrisent vraiment leur sujet. Chacun a sa part de travail et tous donnent l’impression que tout est facile : Ils sont très forts pour régler les innombrables petits détails qui font que ce raid restera inoubliable, tout cela sans jamais s’affoler, à la manière sans doute des Saoudiens…
Vendredi 24 octobre à Roissy, retrouvailles des anciens de l’Abbha Trophy 2007(environ 30% sont revenus), et prise de connaissance avec les nouveaux concurrents Belges, Canadiens, Espagnols, Italiens, Anglais, Allemands et bien sûr les nombreux Français, dont Jean-Christophe Péraud, Maxime Marotte, Arnaud Grosjean ou autres Nicolas Bouchet, Steven Garcin et aussi l’incontournable Manu Morel : Ca va être dur de rentrer dans le top 10 !!!
Le trajet se passe bien : 3h30 de voiture, 5h00 de bus, 6h00 d’avion et encore 4h00 de bus ; avec les attentes, on n’est pas loin des 24h00 de voyage !
Le samedi est consacré au montage des vélos et à un galop d’essai dans le sable en compagnie du prince Bendar Al Faysal, non loin de l’Hôtel Intercontinental de Taif où nous sommes hébergés (4*). Premier contact avec les dromadaires, les épines et la chaleur, environ 35° !!!
Certains sont inquiets, d’autres dont je fais partie se régalent déjà !!!
Nous découvrons alors les cadre_titane route et VTT 2009 de Bjorn : Ils sont magnifiques. On les aura quand ?
1er briefing : Tu parles de vacances ! Réveil à 6h00 tous les jours !
Bon, c’est pour aller rouler, alors il y a moindre mal…
Les deux premières étapes devraient me convenir : peu de dénivelé et sable partout. Je vais en profiter car après ce sera nettement plus cabossé et comme j’ai pris un peu de poids ces derniers temps (10 jours de vendanges, (hips), + deux semaines sans rouler !) je vais souffrir !
Effectivement j’ai souffert, mais d’autres encore plus que moi ! 10ème (ex-æquo avec Bjorn) pour la 1ère étape. Un bon bivouac avec soirée typique, réveil au son des camions et dans la foulée on attaque la 2ème, très plate, très sablonneuse où la lecture des bonnes trajectoires et du balisage m’ont permis de bien m’en tirer : 5ème !
Nous y voilà, il est 3 heures 45 et le réveil sonne en ce 20 avril 2008. Cela fait 4 ans que j’attends ce jour et je me sens prêt. Je regarde dehors et ouf la mer n’est pas démontée. Au contraire, il y a juste une toute petite houle. Derniers préparatifs, gourdes, ravitaillements et c’est le départ de l’hôtel.
Le vélo est prêt je ressors du parc afin de me faire badigeonner de crème solaire car nous allons vivre une journée chaude et ensoleillée. Par acquis de conscience, retour à mon emplacement vélo pour un dernier contrôle. Il est 5 heures 45. Surprise ma roue arrière semble s’être dégonflée. Vite aller chercher Christophe, lui demander son avis et regonfler à 7,5 bar. Bon, nous reviendrons dans 15 minutes et on verra bien. 6 heures, nouveau contrôle et en effet, la roue se dégonfle.
Direction la zone de départ. La mer bouge un tout petit peu, mais j’ai pris du Motilium (médicament contre les vomissements) cela devrait aller. Malheureusement, le médicament que je prenais d’habitude contre le mal de mer et venant de mon périple 2004 à Hawaii est périmé.
3h00 du mat', l'orage éclate sur Le Mans pour ne plus s'arrêter.
Il sert de support de la finale de la Coupe de France XC Marathon et de Championnat Régional Pays de Loire Marathon. Épreuve difficile et éprouvante, beaucoup de chemin roulant, beaucoup aussi de montée courte mais très raide, quelques longues ascension quand même, de très beau passage technique, de très beau vélo aussi et une fin inhumaine dans les ruelle de Pouzauges avec quelques bonnes patates. En réalité 97km avec presque 2000m de dénivelé positif, 4h51 de course pour moi.
Je termine 37ème du général, 3ème Espoir (mais non récompensé sur la coupe de France car pas la bonne licence) et Meilleur Espoir Régional (non récompensé non plus car le Championnat Régional Marathon ne différencie pas les catégories).
Un Franc-Comtois aurait qualifié ce circuit de sec, un Marseillais l’aurait trouvé gras : A vrai dire, il y avait un peu des deux ! (Non, je ne suis pas Normand). Pas de frelons cette année, les pompiers ont apprécié, mon postérieur aussi !